Décision publique. Les faits sont présentés de manière anonymisée.
Les faits
Un ressortissant étranger, présent en France depuis de nombreuses années et ayant déjà été titulaire d’un titre de séjour, s’est vu refuser la délivrance d’un nouveau titre par le préfet. Le tribunal administratif ayant rejeté son recours, il a fait appel en demandant à la cour d’ordonner la délivrance d’un titre de séjour « vie privée et familiale » ou, à défaut, le réexamen de sa situation.
La question posée au juge
Le refus de séjour portait-il une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale, protégé par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et méconnaissait-il l’intérêt supérieur de l’enfant, garanti par l’article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant ?
La solution retenue
La cour a écarté ces arguments. Elle a relevé que l’intéressé ne justifiait ni de la réalité de la vie commune avec sa compagne, ni de sa participation effective à l’entretien et à l’éducation de son dernier enfant, ni de l’intensité de ses liens en France.
Ce qu’il faut retenir
Devant le juge administratif, c’est à la personne qui invoque sa vie privée et familiale d’en apporter la preuve. Une demande de titre de séjour ou un recours se prépare donc avec des pièces précises et datées : justificatifs de domicile commun, preuves de contribution à l’entretien des enfants, documents scolaires ou médicaux, attestations. Chaque situation reste examinée au cas par cas.
Cet article a une vocation d'information générale et ne constitue pas une consultation juridique. Chaque situation doit faire l'objet d'une analyse personnalisée.

